Pourquoi mesurer son souffle

La mesure du souffle est indispensable pour :

  • savoir si vous êtes atteint de BPCO, en particulier si vous fumez ou avez fumé
  • dépister tôt l'obstruction bronchique, alors que les symptômes ne sont pas encore apparus,
  • surveiller la maladie si vous êtes déjà atteint de BPCO
  • adapter votre traitement.

Cette mesure du souffle est actuellement l'examen complémentaire le plus important dans votre prise en charge. Elle sera donc souvent répétée. Ne craignez rien car c'est un examen simple et sans danger.

Un acte indispensable, simple et sans danger !

La mesure du souffle par l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) permet de mesurer les volumes et les débits pulmonaires. Elle est un examen complémentaire essentiel et sans risque qui vous permet de faire régulièrement le point sur la capacité respiratoire de vos poumons. Cet examen est réalisé par le pneumologue.

Au cours de cet examen, le patient respire à travers un embout buccal relié à des appareils de mesure, le nez fermé par un pince-nez afin que la respiration ne se fasse que par la bouche. Les différentes manœuvres demandées sont destinées à mettre en évidence un éventuel «manque de souffle».
Plus largement, la spirométrie a pour but de mesurer les volumes du poumon mobilisables et non mobilisables et les débits gazeux à l'intérieur des bronches pendant l'inspiration et l'expiration. Elle permet d'évaluer le degré d'obstruction des bronches, ses variations sous traitement, mais aussi l'augmentation du volume des poumons lié à l'emphysème, fréquemment associé à l'obstruction dans la BPCO.

Mesurer son souffle à intervalles réguliers

La mesure du souffle est indispensable pour le dépistage et le diagnostic de la BPCO chez tout sujet à risque, qu’il présente ou non une bronchite chronique. La spirométrie permet le dépistage précoce de l’obstruction bronchique alors que les symptômes (essoufflement, bronchite chronique) ne sont pas encore apparus.

Lorsque la spirométrie est normale chez un individu bronchitique chronique, il est à ce jour impossible de préciser s’il est susceptible de présenter ultérieurement une obstruction bronchique. D’où l’importance de répéter cet examen à intervalle régulier.

 

 

Le risque est évidemment plus important en cas de poursuite du tabagisme. Pour surveiller  régulièrement le souffle de leurs patients, les médecins traitants disposent d’appareils plus simples que le spiromètre (tel que ci-dessous), qui permettent dans un premier temps de faire un test du débit d’air contenu dans les grosses bronches. les résultats de ce test permettront d'orienter le malade vers des examens plus approfondis.