Comment la reconnaitre

Les premiers symptômes à ne pas négliger

Tousser et cracher le matin : ces deux événements doivent vous conduire rapidement à vous interroger sur ce que vous considérez, à tort, comme une conséquence normale et sans gravité du tabagisme. Car le train d’une supposée bronchite « trainante » peut ici aussi en cacher un autre : celui d’une BPCO. Mais il est aussi possible de développer une BPCO sans présenter les symptômes de la bronchite chronique.

Bref ! la « toux du fumeur » n’existe pas. C’est le début d’une authentique maladie !

En théorie, une personne en bonne santé ne crache pas. L'expectoration est un signe de réaction de défense de la muqueuse qui tapisse l'intérieur des bronches face à une agression.

Il peut donc s'agir :
- d'une exposition prolongée à des facteurs irritants, comme la fumée de tabac inhalée ou subie, qui peut déboucher sur une maladie chronique comme la BPCO.
- d'une agression aiguë par un agent infectieux comme dans la bronchite infectieuse. Dans ce cas, l'expectoration disparait avec la guérison de l'infection.

La mesure du souffle : un acte indispensable, simple et sans danger !

La mesure du souffle par l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) qui permet de mesurer les volumes et les débits pulmonaires, est un examen complémentaire essentiel. Il est sans risque et vous permet de faire régulièrement le point sur la capacité respiratoire de vos poumons. Cet examen est réalisé par le pneumologue. Le patient, lors de cet examen, respire à travers un embout buccal relié à des appareils de mesure, le nez fermé par un pince-nez afin que la respiration ne se fasse que par la bouche. Les différentes manœuvres demandées sont destinées à mettre en évidence un éventuel «manque de souffle».
La pléthysmographie a pour but de mesurer les volumes du poumon mobilisables et non mobilisables et les débits gazeux à l'intérieur des bronches pendant l'inspiration et l'expiration. Elle permet d'évaluer le degré d'obstruction des bronches, ses variations sous traitement, mais aussi l'augmentation du volume des poumons lié à l'emphysème, fréquemment associé à l'obstruction dans la BPCO.

Mesurer son souffle à intervalles réguliers

La mesure du souffle est indispensable pour le dépistage et le diagnostic de la BPCO chez tout sujet à risque, qu’il présente ou non une bronchite chronique. La spirométrie permet le dépistage précoce de l’obstruction bronchique alors que les symptômes (essoufflement, bronchite chronique) ne sont pas encore apparus. Lorsque la spirométrie est normale chez un individu bronchitique chronique, il est à l’heure actuelle impossible de préciser s’il est susceptible de présenter ultérieurement une obstruction bronchique. D’où l’importance de répéter cet examen à intervalle régulier. Le risque est évidemment plus important en cas de poursuite du tabagisme. Pour surveiller  régulièrement le souffle de leurs patients, les médecins traitants disposent d’appareils  plus simples que le spiromètre, qui permettent dans un premier temps de faire un test du débit d’air contenu dans les grosses bronches

Pourquoi mesurer le souffle ?

La mesure du souffle est indispensable pour :

  • savoir si vous êtes atteint de BPCO,
  • dépister précocement l'obstruction bronchique alors que les symptômes ne sont pas encore apparus,
  • surveiller la maladie,
  • adapter votre traitement.

Cette mesure est actuellement l'examen complémentaire le plus important dans votre prise en charge. Elle sera donc souvent répétée. Ne craignez rien car c'est un examen simple et sans danger.